Ecologie : les piscines naturelles

Posté dans Label Ecol'Eau, le 19-08-2010

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Avoir une piscine et se soucier de l’écologie n’est pas incompatible. On peut tout simplement faire attention à la quantité de produits chimiques utilisés, à l’économie des ressources, et si l’on veut aller plus loin dans une démarche éco-responsable, il est possible de choisir d’installer dans son jardin une piscine naturelle.

Il y a plusieurs systèmes différents de piscines naturelles mais le principe reste généralement le même.

L’équilibre biologique naturel est recomposé en deux zones : une zone de baignade, et une zone de végétation qui permet d’obtenir une eau de qualité grâce à des plantes filtrantes et oxygénantes.

crédit : jingdianjiaju sur Flickr

Selon les procédés, les piscines écologiques sont en général équipées d’un groupe de filtration pour éradiquer la présence massive de matières en suspension. Les systèmes de filtration biomécaniques sont souvent préférés aux filtrations classiques.
Un traitement antialgues de l’eau est parfois assuré par la mise en place d’appareils à rayonnement UV.

Le secteur de végétation, également appelé zone de lagunage, est composé de plantes soigneusement choisies, destinées à épurer l’eau du bassin. Ces plantes sont sélectionnées pour leur qualité de filtration, mais également pour leur esthétique, afin d’obtenir un bassin harmonieux et parfaitement intégré au jardin, et éviter de donner l’impression d’une simple «mare envahie d’algues».
Le choix des plantes dépend du climat et de la flore de votre région.

Le soleil a son propre rôle à jouer puisqu’il participe au développement de micro-organismes, qui permettent également la purification de l’eau car ils transforment les matières organiques en éléments assimilables par les plantes.
Ainsi, les produits chimiques ne sont pas nécessaires.

crédit : jingdianjiaju sur Flickr

Un léger courant entre les deux zones permet d’éviter l’eau stagnante, qui risquerait de développer trop de bactéries. De même, une cascade peut être installée afin d’aider à l’oxygénation de l’eau.

Plus la surface de la piscine est grande, et plus l’équilibre biologique du bassin est facile à maintenir.

L’entretien de la piscine est plutôt réduit : il vous suffit de retirer les débris végétaux régulièrement et de garder un niveau d’eau constant en faisant des ajouts régulièrement selon l’évaporation.
Les algues seront vos pires ennemies : contrôlez leur développement régulièrement, surtout au printemps (à cause de l’ombre créée par la pousse des feuilles dans les arbres). En éliminant le phosphore et en maintenant un pH un peu faible, vous pourrez contrôler leur croissance. L’insertion de paille dans l’eau, ou de nouvelles plantes permettra d’éviter une prolifération trop importante.

crédit : Peri Apex sur Flickr

Afin d’éviter toute surprise, si vous avez un doute sur la qualité de l’eau de votre piscine biologique, n’hésitez pas à faire un test pour détecter toute invasion de microbes pathogènes.

Ainsi, vous pourrez profiter d’un bassin à l’eau pure et ceci, sans ajout d’aucun produit chimique et dans une démarche totalement responsable !

Attention, une piscine biologique implique beaucoup de contraintes au niveau de la baignade : par exemple, les crèmes solaires appliquées sur la peau avant la baignade peuvent fragiliser la faune et la flore du bassin en se déposant dans l’eau, et détruire tous vos efforts d’une piscine éco-responsable.


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